Pierre Lemarchand

My essentials for Stereographics © Pierre Lemarchand

LES ESSENTIELS DE PIERRE LEMARCHAND

Mon Enregistreur Zoom H2
Il a bientôt dix ans, il y a certainement bien mieux, mais j’y suis attaché ! C’est avec ce micro que j’enregistre toutes les voix de mon émission de radio, Eldorado, que je réalise ensuite seul à la maison. Je « fais » de la radio depuis douze années à présent, et depuis deux saisons c’est Eldorado qui incarne cette passion. Conçue dans la solitude, donc, elle parvient à trouver le chemin des auditeurs, qui me font parfois le plaisir de me faire signe. C’est étrange la radio, car elle nous situe à la confluence de l’unique et du multiple, de la solitude et de la multitude. Les auditeurs me confient avoir un rapport intime et rituel à cette émission, et cela me touche infiniment. Au travail, en contemplant la mer, en sirotant un café dans un bar, dans un hamac, en voiture, en train, en randonnée, au fond de son lit, sous les frondaisons, à la nuit tombée ou au petit matin : Eldorado a su se nicher dans les plis des vies de tas de gens. C’est un cadeau immense.

Ma Radio Tivoli
Je « fais » de la radio, donc, mais j’en écoute aussi énormément, et depuis toujours, me semble-t-il ! Il y eut les soirées en compagnie de Bernard Lenoir sur France Inter bien sûr (j’avais 16 ans quand j’ai découvert « C’est Lenoir »), qui ont cimenté mes attachements pour la radio et la musique. Aujourd’hui, « L’humeur vagabonde », « Les pieds sur terre », « Label Pop » ( pour n’en citer que trois) savent me consoler de tout.

To my son de Walt Dickerson Trio
Le jazz a été très important dans ma vie. Si j’ai aujourd’hui avec lui des rapports moins obsessionnels, cet amour demeure. J’ai choisi ce disque, j’aurais pu en choisir tant d’autres… (John Coltrane, Don Cherry, Charlie Haden, Charles Mingus, Thelonious Monk…). J’aime intensément cette musique et pendant 10 années, j’ai nourri cette passion dans ma première émission de radio, Jazz A Part, qui a enfanté un festival du même nom dans ma ville, Rouen. Pendant 10 ans, chaque vendredi soir à 20h00, je me suis rendu dans le petit studio de la radio HDR, sise dans un quartier populaire de Rouen, sur les hauteurs de la ville, et ai passé ces disques qui me bouleversent tant. Je me souviens d’une nuit magique, où j’étais absolument seul dans la radio, et regardais les flocons de neige tomber au rythme du « My Funny Valentine » de Miles. Pendant 10 ans, j’ai entamé chaque émission avec le même générique, les 40 première secondes du morceau « You can » du disque To my son du vibraphoniste Walt Dickerson. Dès la première note de ce morceau, une douce nostalgie m’étreint…

De beaux lendemains de Russel Banks
Depuis longtemps, je lis les auteurs américains. Ca a commencé avec Steinbeck (ma première grande émotion littéraire, ce doit être Le poney rouge), Caldwell, Hemingway. Puis vite, Faulkner, Paul Auster, John Fante et Jim Harrison. Tant d’autres ont suivi ! Je ne lis pas que de la littérature américaine, mais c’est incontestablement celle qui me touche le plus. On y parle si bien de la grandeur des vies modestes. Et puis il y eut la lecture de De beaux lendemains de Russel Banks, qui demeure aujourd’hui mon plus grand choc littéraire. J’avais vingt ans et des poussières. Ca m’a marqué à jamais.

Paris, Texas de Wim Wenders
C’est certainement un des films que je préfère… Je l’ai revu tant de fois, toujours avec le même plaisir, le même émerveillement, le même trouble. Il y a les grands espaces, leur photogénie, et le mystère intime des personnages. Il y a la musique de Ry Cooder bien-sûr, et puis la mélancolie qui se dégage du film… Je me souviens que la première fois que j’ai vu ce film, ce n’était pas au cinéma mais chez moi, sur le téléviseur familial. Je devais avoir 14 ans, 15 à tout casser. Le samedi midi, mon père venait parfois me chercher en voiture à la sortie du lycée (je prenais sinon toujours le car) et alors nous passions par le magasin de location de cassettes vidéos. Ainsi, nous avons un jour jeté notre dévolu sur ce film au titre étrange, et à la jaquette ornée d’un homme à casquette rouge marchant seul sur une voix ferrée…

Un de mes carnets et un de mes stylos / Une photographie de Karen Dalton
C’est la musique qui m’a mené à l’écriture. J’ai tout d’abord écrit pour le webzine « Le son du grisli », et j’écris aujourd’hui pour le magazine DIY « Equilibre Fragile » que mon ami Thierry Jourdain a créé. Ecrire, c’est donc pour moi, en premier lieu, rendre hommage, essayer de retranscrire des émotions, et susciter l’envie. En mars 2016 a paru mon premier livre, consacré à la chanteuse folk, disparue, Karen Dalton… Je ne pourrais jamais assez la remercier : c’est elle qui m’a conduit sur ce chemin périlleux et solitaire qu’est l’écriture d’un livre, c’est sa musique qui m’en a donné la force. Ce petit cadre, enfermant une photographie de Karen prise par Elliott Landy (le photographe du festival de Woodstock), cette même photographie qui orne la pochette de mon livre, Karen Dalton, le souvenir des montagnes, incarne la reconnaissance que je porte à cette immense artiste, ainsi que le lien – forcément – très fort qui m’unit à elle.

Ma statuette de Shiva
Pendant plus de dix années, j’ai travaillé dans une association humanitaire, qui lie actions de solidarité en France comme à l’étranger, le Secours populaire. Ce furent des années intenses, d’une richesse inouïe. Il y eut des moments durs bien sûr, mais c’était un privilège pour moi que de me dire que je pouvais, à mon niveau, « agir » sur le cours des choses. Je me sentais connecté, assez intimement, au pouls de notre monde… Pour éviter l’usure, pour libérer du temps aussi (pour être père!), j’ai changé de voie… Mais ces années là comptent encore aujourd’hui beaucoup pour moi, et ont fondé la personne que je suis aujourd’hui. Cette petite figurine de Shiva me fut offerte en 2006 lorsque j’étais en Inde, afin de finaliser un projet de développement (la création d’une coopérative laitière dans le Chenaï), par les femmes du village. Elle me rappelle non pas ce que j’ai donné, mais ce que je dois à tous ces hommes et ces femmes que j’ai rencontrés, ici ou là-bas, et qui malgré les difficultés surent se battre dans la dignité. J’essaie de m’en souvenir, et d’être à leur hauteur.

Un foulard
J’adore les foulards. Je ne sais pas pourquoi, mais j’en ai toujours mis, en toutes occasions, en toutes saisons. Ca me protège peut-être un peu, ça me rassure certainement… Aujourd’hui, ça fait partie de moi.

Harvest de Neil Young
Ce n’est pas mon disque préféré de Neil Young, mais c’est le premier que j’ai connu. Neil Young, c’est une longue histoire : le premier disque qui m’a véritablement obsédé, et m’a fait comprendre que la musique rock, folk, etc. était quelque chose d’infiniment sérieux, qui pouvait changer le cours d’une vie, c’est assurément Harvest. Je l’achète en cassette dans un supermarché. Des années plus tard, , en 1992, quand j’obtiens le bac, je vais voir Neil Young au Zénith. En 2014, j’y suis retourné (à Bercy), et dois dire que j’ai pleuré, de voir Young et ses vieux amis de Crazy Horse chanter les mêmes chansons, avec la même énergie, serrés comme des oiseaux au cœur de l’hiver, regroupés au centre d’une immense scène, gesticulant leur immémoriale danse, étirant leurs chansons comme pour s’abstraire des lois du temps… Neil Young me touche toujours autant. Il s’agit encore là de nostalgie peut être, mais avant tout de fidélité. Être fidèle à celui que j’étais à 16-17 ans, cela m’obsède : je ne veux en aucun cas faire taire cette voix là, je ne veux en aucun cas me surprendre un matin résolu, vaincu, marchant main dans la main avec le monde comme il va. Et l’art permet cela je crois : cultiver la fracture, vivre en dissidence. Tenter d’être soi.

Pierre Lemarchand
Juillet 2016


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Stéphane Constant

My essentials for Stereographics © Stéphane Constant

LES ESSENTIELS DE STÉPHANE CONSTANT

L’essentiel est invisible pour les yeux ? Parfois si ! J’aimerai me souvenir de ma première lecture de 1984 de Georges Orwell, des épisodes de la 4e dimension rediffusés dans l’émission Temps X (justement en 1984 quand j’avais 11 ans), des Jules Verne ou L’histoire sans fin que je lisais fiévreusement au fond de mon lit. Ce sont toutes les petites choses qui m’ont ébloui, m’ont construit maintenant que je suis debout bien droit, juste un peu plus vieux, c’est tout. Je ne sais pas si vous êtes comme moi : à force d’empiler, il y a dans ma maison, un bazar de choses que je ne regarde même plus, car je sais qu’elle sont là bien rangées, précieuses.

Peter Gabriel avait dit dans une interview des Inrockuptibles (je n’ai pas retrouvé l’exemplaire) : “j’achète des livres que je ne lirai jamais, des disques que je n’écouterai probablement jamais… des films que je ne verrai pas… et dans tout ça je cherche ma voie.” Alors ici, je ne parlerais que des choses dont j’ai tourné cent fois les pages, que j’ai vues et revues ou écoutés mille fois, promis !

Ça ne va pas vous étonner, j’ai une affection particulière pour le papier, l’encre, les carnets, les stylos-plume (le mien est un Kaweco que j’adore), les histoires, alors forcement les livres je les aime, jusqu’à dénicher l’édition originale de mes préférés. Par exemple, mon exemplaire de 1984 chez NRF Gallimard date de 1950, il s’agit de la première édition française. Je ne sais pas si ce livre m’a donné un goût immodéré pour la SF, mais il en est la première pierre. Il est devenu une obsession, dès les premières lignes, il est impossible de s’arrêter : “Le hall sentait le chou cuit et le vieux tapis…”, ça y est vous êtes aspiré par le chef-d’œuvre absolu d’Orwell. Ce roman est une clé qui vous ouvre une compréhension sur la manipulation, le totalitarisme bien sûr… mais surtout, dans ce monde sale, décrépi, Winston Smith (le personnage principal) tente de conserver les objets, les livres, trésors d’un glorieux passé. Les clés des films Fahrenheit 451, Brazil, Bladerunner, etc.

Adolescent, mes parents me reprochaient le temps que je passais à jouer aux jeux vidéo sur Atari, mon penchant bizarre pour le mysticisme (ils croyaient même que je faisais parti d’une secte !) l’égyptologie et plein de trucs bien barrés que je lisais (du Schwaller de Lubicz pour les connaisseurs). Je dessinais même des signes “cabalistiques” (peut-être précurseurs de mon goût pour le graphisme). Forcément Dune de Franck Herbert fut une révélation, il y a avait tout ça la dedans ! La découverte de cette fresque monumentale fut tellement puissante, que je n’ai jamais osé la relire depuis. Je conserve précieusement mes éditions originales avec les célèbres couvertures argentées de la collection “Ailleurs et demain”.

Ça n’a pas été facile de choisir quelques livres, mais dans mon petit panthéon, je placerai L’exil et le royaume d’Albert Camus, ici dans sa version reliée rouge et numérotée 12043 de 1957. Un recueil de nouvelles fascinantes et surréalistes comme La pierre qui pousse ou cette histoire d’un artiste à la recherche de la perfection. Il finira, à bout de force, par peindre une toile blanche ! “[..] au centre de laquelle, Jonas avait seulement écrit, en très petits caractères, un mot qu’on pouvait à déchiffrer, mais dont on ne savait s’il fallait y lire solitaire ou solidaire.” Ce livre est un soleil.

Celui-ci est plutôt une plongée dans le dégoût, je veux parler de Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq. Dans cette première édition, j’y ai même conservé la lettre datée de 1996 que l’écrivain m’avait gentiment adressé (bon c’était avant qu’il soit connu). J’étais un jeune poète à l’époque et étudiant en informatique, je m’ennuyais ferme, alors autant vous dire que ce livre était fait pour moi ! A propos de poésie, j’en ai beaucoup écrit, sur la photo (à gauche dans sa pochette de kraft blanc) il y a le recueil que j’ai terminé en 1995 : L’ange de plomb, arrivé en 2e comité de lecture chez Seuil, mais jamais publié.

René Char, c’était indispensable qu’il figure ici, mon maître absolu ! Il est indissociable des artistes Braque, Matisse, Nicolas de Staël, etc. Poète de l’intimité, de la terre, de la résistance, il n’a cessé toute sa vie de créer des livres d’artiste où la peinture, la gravure et le texte se répondent.

Paul Auster – avec sa trilogie Cité de verre – est mon auteur préféré , son sens de la narration, de l’errance, du surréalisme et de la poésie est unique. C’est aussi avec la complicité de Art Spiegelmann, une entrée dans le roman graphique noir et blanc avec cette adaptation du livre. Les illustrations de David Mazzuchelli y sont géniales, riches en trouvailles scénographiques, en métaphores visuelles. Bref j’aime que les romans soient bizarres, étranges, décalés. Dans ce registre non-conventionnel, je placerai au sommet La Maison des feuilles, le roman que Mark Z. Danielewski a mis 4 ans à écrire : l’histoire d’une maison plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur !

Bladerunner de Ridley Scott est le film que j’ai vu le plus de fois dans ma vie, parce qu’il réunit à la fois la science-fiction, la poésie, une esthétique fascinante et sombre. L’intrigue linéaire presque conçue comme un jeu-vidéo donne l’impression que chaque plan est un tableau, une création visuelle d’une rare perfection malgré son âge. Mieux que Star Wars ! On voit sur la photo, le coffret définitif sous le contrôle du maître : 7 années de méticuleuse restauration ! On y retrouve les 4 versions du film. Ah, le mystère des petites licornes en papier !

Coté filmographie, j’ai trois réalisateurs qui me viennent aussitôt en tête : Krzysztof Kieslowski d’abord avec la trilogie Trois couleurs : bleu-blanc-rouge et aussi la Double vie de Véronique, Le Décalogue. La force émotionnelle de ses films, leur esthétique, est servie par la musique bouleversante de Zbigniew Preisner. Après il y a David Lynch dont un film en particulier : Lost Highway. Complètement déjanté avec une maîtrise totale, le film est comme une poupée russe qui s’emboîte sur elle-même, ou une bande son qu’on rembobine, un chef-d’œuvre ! Le dernier réalisateur auquel je vous une véritable adoration, c’est Wong Kar-Wai et surtout Les anges déchus, c’est violent et drôle à la fois. Ici encore, l’esthétisme photographique, les mouvements de caméra, transforment le cinéma en œuvre visuelle intense.

The New Real Book est un gros recueil de standards de jazz très pratique avec sa notation de ligne mélodique et des accords. Une bible pour tous les pianiste jazz (j’ai commencé à 9 ans) dans lequel il y a plein de morceaux que j’adore jouer et improviser : Monk’s mood de Thelenious Monk, Re: Person I knew de Bill Evans, etc. C’est bien plus tard que je me suis mis à la guitare puis aux percussions.

Le premier choc musical ? C’est Pink Floyd, pourtant à 14 ans, je n’aimais pas le son de Dark side of the moon, je préférais écouter Momentary lapse of reason, mon premier CD (en 1987) avec ce son incroyable à l’époque (DDD!). Maintenant c’est le contraire ! Sur la photo, je vous présente un coffret pirate tout noir enregistré au Playhouse Theatre de Londres en 1970 Libest spacement monitor avec des titres comme Embryo, Green is the color, etc. Petite particularité de ce coffret, il y a un énorme cochon en carton qui se déplie quand on l’ouvre ! Depuis j’ai conservé un penchant pour la musique psychédélique : Grateful Dead, Jefferson Airplane, etc.

Gainsbourg, j’en ai beaucoup parlé récemment, l’Histoire de Melody Nelson et un disque que je peux écouter cent fois sans jamais me lasser : la ligne de basse, les envolées de cordes sont splendides, un coup de maître ! Ici j’ai oublié de mettre un disque des Doors ou de Patti Smith, mais je me rattrape avec Harvest de Neil Young dans une version vinyle française de 1972, les chansons y sont incroyables, poignantes. Il était une fois en Amérique, un homme, une voix, une guitare et un harmonica,
Si vous avez remarqué le petit vinyle, pochette blanche (en haut à droite sur la photo), il s’agit d’un 45 tours dédicacé de Drugstore, le groupe anglais créé par Isabel Monteiro. Je possède toute leur discographie depuis Gravity : inutile de vous dire que j’adore leur musique.
Vous avez vu la banane d’Andy Warhol ? Bien oui elle est là sur le coffret avec son sticker repositionnable. Dedans on trouve tous les albums du Velvet Underground et des maquettes pas toujours écoutables. J’avais même un portrait de Nico dans ma chambre d’étudiant, une femme fatale !

Man Ray, artiste de la lumière, a tout inventé ou presque ! Le coffret This is Man Ray est particulièrement émouvant, car en plus de contenir un petit livre reproduisant le texte de ses conférences en 1956 et 1966, il renferme un documentaire avec Juliet Man Ray sur l’atelier du photographe, un lieu encore hanté par la présence du maître et laissé intact avant sa destruction en 2008. “La porte du 2 bis rue Férou s’ouvrait sur un petit couloir ; au fond il y avait une seconde porte sur laquelle un écriteau punaisé avertissait : danger haute tension.”
Je n’ai pas pu me résoudre à me séparer de mon labo photo complet et installé à l’étage de ma maison, avec son agrandisseur Foca Autoplex (un chef d’œuvre de mécanique des années 50) un peu laissé à l’abandon. De mes années de pratique photographique et argentique, il me reste des photos de concert et la collection intégrale Time Life La Photographie en 20 volumes. Il y a aussi mon bon vieil appareil photo Nikon FA de 1973 (l’année de ma naissance !).

Après l’écriture de mon article L’histoire secrète de la sérigraphie, j’ai acheté un exemplaire de L’écran de soie écrit par Igor Pruzan : le premier manuel consacré à la sérigraphie en français. Il date de 1952 et contient des tirages en 2 couleurs, un véritable morceau d’histoire !

J’ai une fascination particulière pour le graphisme californien (surtout Saul Bass). L’exposition Earthsquakes & Aftershocks (École des beaux-arts de Rennes en 2005) réunissait des affiches créées et imprimées par les étudiants du département de design graphique de CalArts (California Institute of Arts). J’ai gardé le très beau catalogue de 160 pages et aussi le livre de Michel Bouvet East Coast West Coast. Je ne dirais pas que cette exposition a changé ma vie (quoique…), elle m’a juste mis dans la bonne direction en me donnant pour la première fois envie de m’intéresser à la sérigraphie. 10 ans plus tard, je possède avec Dezzig mon propre atelier pour imprimer des affiches en édition limitée.

Il y aussi ma paire de running Mizzuno taille 44 pour aller prendre l’air et la petite chatte qui s’appelle Moon
Ça y est, j’ai dit l’essentiel !


Stéphane Constant
Juillet 2016

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