Take A Look At Me Now…

Subtile manoeuvre pour opération marketing en quête de visibilité ou simple démarche artistique d’un artiste qui assume son âge ? “Take a Look At Me Now” est au départ, une simple opération de réédition des albums solos de Phil Collins, remastérisés et enrichis de titres bonus pour cette occasion.
Pour dépasser cette approche classique, Phil Collins a souhaité apporter une touche plus personnelle pour ces rééditions, en récréant le plus fidèlement possible, les pochettes d’époque (très largement des portraits de lui) mais avec son visage d’aujourd’hui.

Both-Sides-pair-1024x511
L’idée semble évidente et facile à première vue, mais en y réfléchissant, on imagine alors la difficulté du projet pour recréer les conditions originales du shooting
: la pose de Collins lui-même, l’expression de son visage, son regard mais aussi les conditions techniques du studio (sources de lumière, type d’éclairage, traitement du tirage) voir la nature même des appareils et des pellicules utilisés par les photographes à l’époque (très certainement de nature argentique).

Le projet a d’abord nécessité une analyse technique minutieuse de chaque prise de vue originale. Ensuite, une équipe dédiée (directeur artistique, photographe et retoucheur) a recréé en studio les conditions techniques du shooting initial pour chaque pochette. Les directives artistiques sont d’utiliser au minimum les possibilités techniques de la retouche (le projet aurait alors pu être considéré comme une simple performance de retouche) et de s’approcher au plus près de l’image originale lors de la prise de vue.

phil collins- but seriously
Pour cela, une collaboration étroite s’est installé entre Phil Collins lui même, le photographe qui a dirigé le shooting et le studio digital (pour l’occasion directement relié à l’appareil photo).
Pour garder une certaine “fraîcheur”, l’équipe décide que le choix de la photo se fera au jugé, et donc quasiment en instantané lors de la prise de vue. On retient donc l’image la plus proche de la pochette originale et qui necéssite le minimum de retouche. La typgraphie utilisée et la mise en page de la pochette originale sont respectées.
La pochette est ré-éditée.

Face-Value-pair-1024x511

Prenez le temps de regarder la pochette originale et la pochette de la réédition, et vous mesurerez le travail accompli, qui d’un coup d’oeil rapide aurait pu vous sembler un simple pastiche, voir passer totalement inaperçu !

 


Pour plus d’informations : philcollins.com

Hello-Going-pair-1024x510
No-Jacket-pair-1024x506

Smells Like Good Old Stereo LP’s!

Jive Time Records est un magasin de vinyles d’occasion basé à Seattle (USA), dont le propriétaire est un passionné de l’objet disque.

Afin de partager sa passion pour les pochettes de disques, il présente sur le blog du magasin, une sélection subjective de pochettes, essentiellement issues des années 60 et 70. L’idée est de regrouper, par galeries d’images et de manière thématique, des pochettes par affinités graphiques.

Vous y trouverez par exemple :

– la galerie Project Thirty Three dédiée aux pochettes basées sur des formes géométriques et/ou typographiques.
Vous pourrez même faire une recherche approfondie dans cette collection ! En effet, un système de filtres vous permet de sélectionner les pochettes de manière thématique : uniquement typographique, avec des instruments de musique, des formes diverses (lignes, flèches, triangles), etc…

– la galerie Groove is in the Art dédiée aux pochettes basées sur des illustrations, un détonnant mélange de pop art, de psychédélisme et de pochettes pour enfants,

– la galerie Technical Spectacle dédiée aux pochettes de disques qui proposent de tester et d’évaluer votre système audio Hi-Fi,

– la galerie Stereo Stack, dédiée aux bannières qui ornaient la partie haute des pochettes vinyles pour vanter les mérites de l’expérience du son « stéréo »,

– la galerie Deface Value dédiée aux pochettes qui ont été intentionnellement personnalisées par leurs propriétaires…
(Cette galerie est à rapprocher du travail de collecte du collectionneur Patrice Caillet, que vous pouvez découvrir dans cet article),

etc…

Vous l’aurez compris, ce blog est un magnifique travail de mémoire et d’archivage sur l’art de la pochette de disque. C’est aussi une véritable mine d’or pour tous les amoureux de pochettes de disques “vintage”.

 

jtw_bigannex
Plus d’informations :

jivetimerecords.com

Disco graphisme récréatif

Discographisme récréatif / Photographie © Patrice Caillet

En parcourant ma bibliothèque récemment, j’ai redécouvert cet ouvrage que j’avais un peu oublié… Et pourtant ! Il y a eu, me concernant, un avant et un après “Discographisme récréatif”.

Amateurs de vide-greniers et de brocantes, nous nous sommes tous arrêtés devant ces pochettes qui ont fait l’objet d’une ré-appropriation graphique anarchique par des inconnus. Une certaine idée du punk, version pochette de disque !
Je dois bien avouer qu’avant “Discographisme récréatif”, je méprisais un peu ces pochettes génétiquement modifiées. Et puis, Patrice Caillet, par son travail d’assemblage, en a révélé l’intérêt à mes yeux… “Discographisme récréatif”, c’est la pochette de disque comme récréation.

La sélection de pochettes (45 tours, 33 tours et CD) présentées dans cet ouvrage, est une amusante promenade dans un inconscient populaire, vivant et coloré, « au-delà du bon ou du mauvais goût ».
Certaines pochettes sont couvertes d’inscriptions timides ou inachevées mais d’autres laissent apparaître un travail bien plus élaboré, à base de dessin, de collage ou de peinture et derrière lequel se cache sans doute une intention artistique ou littéraire.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, je recommande la lecture de ce texte qui analyse ce magnifique travail documentaire.

Avis aux éditeurs, Patrice Caillet a réuni la matière pour un 3ème volume qui attends donc d’être publié.

PS : Vous pouvez envoyez vos propres œuvres à Patrice à cette adresse : caillet.patrice@free.fr

couv-pour-site
Discographisme récréatif
Homemade Record Sleeves /
Assemblage de Patrice Caillet
Editions Bricolage / En marge  / 2009
Format 21 x 21 cm, 224 pages, 200 illustrations couleur, broché avec rabats.

(le premier volume sorti en 2004 est épuisé)
Photographies © Patrice Caillet

A la une

“Avant de rencontrer Lisa, j’ai rencontré les mots de Lisa. J’ai commencé à la lire en 2010, elle tenait un blog. J’affectionnais son écriture …

Newsletter Stereographics

Pour ne rien manquer d’Essentiels
et tout suivre de Stereographics.