Xavier Hup

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LES ESSENTIELS DE XAVIER HUP

Le X : première lettre de mon prénom, je l’utilise également pour mon sobriquet lorsque j’officie derrière les platines vinyles (forcément) pour ambiancer les soirées. Etant un piètre danseur, je préfère faire danser les gens à l’instar du cuisinier qui prend du plaisir à concocter des plats pour les autres. Et si le cuisinier à son tablier, en tant que dj je prends soin de bien choisir mon tee-shirt (ici celui des Petsh’ sic) ou ma chemise, à fleurs de préférence. Je prends autant plaisir à être derrière les platines que derrière les fourneaux, et la gastronomie italienne (affiche des bons produits italiens) me fait le même effet que l’intro d’un morceau qui vient vous retourner le dance-floor : une délectation !
Cette lettre est également celle du groupe de super-héros le plus célèbre de l’univers Marvel, les X-Men dont Serval est mon personnage préféré. Et je dis bien Serval et non Wolverine, car gamin c’est bien sous cette appellation qu’il apparaissait dans les comics que j’achetais le dimanche à la sortie de la messe (éducation catholique de campagne oblige). Si on poursuit dans le 9ème art, on retrouve une dédicace réalisée par Julien Loïs, graphiste attitré du label Chinese Man Records.

Un ballon de basket, tout simplement pour représenter le sport que je pratique.

Le poste de radio : sans aucun doute c’est par ce média que tout a commencé. Il m’a permis de me forger une culture. Encore maintenant, j’aime à découvrir les radios locales pendant les vacances. Tout à commencer avec RTL et ces animateurs (Francis Zégut, Max Meynier,…) puis France Inter et Bernard Lenoir. Qui dit Lenoir, dit Les Inrockuptibles et sa période bénie de mensuel dans lesquels beaucoup ce sont forgés leurs références cinématographiques, musicales et littéraires citées autant par les artistes interviewés que par ces journalistes. 

Je ne vais pas rentrer dans le détail, mais certains artistes représentés ici (plus ou moins cachés) sont vraiment les fondements de mes goûts musicaux et pour certains d’entre eux correspondent aussi à une histoire d’amitié qui ne s’est jamais arrêtée. Pêle-mêle on retrouve outre les Pet Shop BoysNew OrderDominique A (dont le disque est posé sur la platine de droite), PJ HarveyThe Smiths, la BO de Twin Peaks (et donc David Lynch) ou dj Shadow.

En parlant d’amitié, il y a celle plus récente avec la bande du Mange Disque (allez jeter un oeil dans la rubrique “rencontres” de ce site) dont l’un d’entre eux, professeur en art graphique, réalise avec ces élèves des gigs posters (ici celui de Jean-Louis Murat). Les relations humaines n’est-ce pas là l’essentiel d’une vie ?

Pour finir on aperçoit Rachid Taha qui nous observe, et qui manque au paysage musical. Et comme le dit mon ultime essentiel, ma chérie qui partage mon quotidien et responsable de la mise en scène de la photo : “Rachid Taha ça s’écoute fort ou ça ne s’écoute pas !”

Xavier Hup
Avril 2022

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Mathieu David Blackbird

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LES ESSENTIELS DE MATHIEU DAVID BLACKBIRD

My essentials for Stereographics © Mathieu David BlackbirdMon père m’a offert cette guitare acoustique d’étude lorsque j’avais 16 ans. L’un de ses anciens élèves, guitariste classique au conservatoire, s’était chargé de m’enseigner quelques rudiments avant de me demander quelles chansons j’aimerais apprendre à jouer. Je lui avais alors enregistré certaines de mes favorites sur une cassette, parmi lesquelles ‘Each And Everyone’ d’EVERYTHING BUT THE GIRL et le ‘Headmaster Ritual’ des SMITHS.

Prudent, mon professeur m’avait  gentiment suggéré, au vu de ma technique balbutiante, d’opter plutôt  pour  ‘In Between Days’, le single de THE CURE sorti peu de temps auparavant et qui, il me fallait bien le reconnaître, était  plus dans mes cordes – de nylon. La plupart des chansons que j’ai écrite l’ont été sur cette glorieuse antiquité.

Everything But The Girl – Each and Everyone (Video)
The Smiths – The Headmaster Ritual (Video)

 

 

My essentials for Stereographics © Mathieu David BlackbirdProfitons de l’occasion pour rendre hommage à ce formidable ouvrage qu’est Le Dictionnaire Du Rock, ce travail de titan supervisé par Michka Assayas. Forcément incomplet puisque déjà obsolète au moment précis où il partait à l’imprimerie, c’est une œuvre imparfaite et c’est également ce qui en fait sa grande beauté – au-delà de son indéniable intérêt encyclopédique.

J’aime Le Dictionnaire Du Rock parce qu’il fallait être complètement dément pour tenter une aventure pareille. Conçu et rédigé au milieu des années 1990 à une époque où l’Internet était encore balbutiant – ce qui ajoute encore au caractère pharaonique de l’entreprise car vérifier chaque minuscule détail bibliographique ou discographique était une autre paire de manche qu’aujourd’hui – c’est un ouvrage qui peut parfaitement se lire comme un roman : Michka me racontait avoir un jour observé quelqu’un dans un train qui, après en avoir terminé une partie de la lecture, avait soigneusement marqué la page en cours comme il l’aurait fait avec n’importe quel livre lambda. Pour ma part, il m’arrive fréquemment d’ouvrir Le Dictionnaire Du Rock et d’en lire quelques pages au hasard ou de vérifier, lorsque j’écoute un disque, s’il existe une entrée à propos du groupe ou de l’artiste en question.
Signalons que Michka s’était entouré de nombreux collaborateurs, dont le très érudit Bruno Blum et l’immense Philippe Auclair à qui l’on doit entre autres les pages splendides consacrées à PREFAB SPROUT, THE JAM ou XTC – je ne me lasse jamais de les relire.

My essentials for Stereographics © Mathieu David BlackbirdAvouons-le : ce bonnet est une sorte de doudou. Acquis lors de mon premier séjour à Madrid au mitan des années 1990, il a évidemment une grande valeur sentimentale et m’accompagne fidèlement depuis par grand temps – averses diluviennes, pluies acides, tempêtes de neige ou giboulées diverses – et lorsque je vais courir le Dimanche matin au saut du lit – 10 heures. Être élégant en toutes circonstances : c’est important.

Saluons également la merveilleuse invention qu’est ce casque sans fil grâce auquel je peux préparer dans ma cuisine une sauce au curry – le secret : un gros trait de coulis de tomate – galvanisé par les fulgurances de JOHN COLTRANE, siroter un verre de Chablis sur mon balcon en compagnie de SUPERBRAVO,  m’immerger dans l’ambiance des tribunes du Santiago-Bernabeu sans quitter mon salon ou étendre mon linge en écoutant ma collection de singles de KIM WILDE – 1979-1983 exclusivement.
Wireless : l’une des clés du bonheur.

Conçu à l’origine pour l’Hôtel Royal du Danemark, le fauteuil EGG, dessiné par Arne Jacobsen en 1958 – et régulièrement surnommé ‘Le Fauteuil Du Patron’ dans la sphère familiale – est une sorte de cocon dans lequel j’ai effectué nombre de kilomètres sans bouger un orteil et écouté des milliers de disques. Doux et enveloppant – mais également pivotant et basculant – cette beauté toute en courbes est le véhicule idéal lorsqu’il s’agit de voyager loin le casque sur les oreilles.

 

My essentials for Stereographics © Mathieu David BlackbirdAvoir des yeux de chat et être capable de retrouver n’importe quel disque des BEATLES dans une totale obscurité – un don que la plupart des gens jugerait  parfaitement inutile mais qui me rend néanmoins de fiers services – me condamne logiquement à cligner de l’œil au moindre rayon de soleil. Mes paires de Ray-Bans sont mes amies.

Voilà pour la plupart de mes essentiels – même si j’aurais pu ajouter ma chaine hi-fi et un limonadier pour faire bonne figure. Le reste est accessoire – sauf l’amour bien évidemment car comme le chantaient magnifiquement THE PASSIONS, l’un de mes groupes fétiches : love is essential.

The Passions – Love Is Essential (Video)

 

Mathieu David Blackbird
Février 2022

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Jean-Michel Dufour

LES ESSENTIELS DE JEAN-MICHEL DUFOUR

Mes essentiels concernent principalement la musique, la lecture et la peinture mais certaines expériences, endroits ou paysages sont également sources d’inspiration ou de plaisirs simples.

Mais entrons directement dans le vif du sujet !

Côté musique, deux groupes, pourtant assez différents, ont bercé ma jeunesse et continuent toujours de m’accompagner. Les points qui pourraient toutefois les relier sont un leader charismatique et l’absence (malheureusement) de succès auprès du grand public. Mais disons le direct, j’ai toujours eu tendance à tomber fan de groupes ou d’artistes assez confidentiels…

Coté pop hexagonale, Lili Drop reste le groupe qui m’a le plus marqué tant par le talent d’Olive que par l’originalité de ses textes et de sa musique. J’ai eu la chance de les voir plusieurs fois en concert (Casino de Paris, Olympia, Point FMR, …) mais mes plus beaux souvenirs resteront l’interview que j’ai faite du groupe backstage lors d’un concert à Clichy  et le fait d’avoir pu jouer sur mon propre piano le morceau « Paulo », extrait de l’album N, après avoir fait la demande de la partition à l’éditeur Clouseau Musiques. Pour illustrer Lili Drop, j’ai choisi comme objet essentiel la merveilleuse biographie du Groupe intitulée «Le soleil noir du rock français » rédigée par Jean François Jacq, livre truffé d’anecdotes et de souvenirs et toujours à portée de mains et d’yeux pour des relectures enthousiasmantes et émues !

De l’autre côté de la Manche, j’avais jeté mon dévolu sur un groupe pop emmené par un chanteur excentrique mais oh combien doué, j’ai nommé le Jazz Butcher aka Pat Fish ! Tout m’attirait dans ce groupe, la musique et ses mélodies pop à souhait, les paroles des chansons parfois loufoques et les pochettes de disques tellement originales ! Et quand Pat pouvait entonner quelques tubes en français (la mer, notamment), j’étais aux anges ! J’ai vu ce groupe une dizaine de fois en concert, et mon souvenir le plus marquant restera ces improbables concerts solos dans la cave du Troupeau, bar aujourd’hui disparu du 14ème arrondissement de Paris. Je me rappelle l’affiche bricolée à la main et cet escalier étroit menant à la cave du bar ou Pat y avait notamment interprété « Lost in France », micro tube parmi tant d’autres ! Maintenant, je me déplace à Londres pour voir jouer Pat et son groupe, à mon plus grand plaisir, dans l’attente d’une date parisienne que je n’ose plus espérer… mon essentiel reste le CD/LP « Fishcotheque » dédicacé par Pat himself !

Pour conclure sur la musique, j’évoquerai également Chet Baker, sa voix et sa trompette. Je ne compte plus les CD et LP de Chet que j’ai achetés et il ne se passe pas une année sans que je ne me procure telle ou telle réédition. Restera gravé ces deux soirées au New Morning peu de temps avant la catastrophe d’Amsterdam ; je me revois dans la rue des Petites Ecuries m’approcher d’un Chet tenant sur un fil et pouvoir échanger quelques mots avec lui. J’ai toujours préféré les disques live en jazz, et c’est pour cela que j’ai choisi « Memories, Chet Baker in Tokyo », calme et plénitude assurés.

S’agissant de peinture, je fonctionne plutôt au feeling, n’y connais pas grand chose et apprécie tout particulièrement l’art moderne. Mon artiste préféré est Jean Michel Basquiat. J’avais déjà pu apprécier ses œuvres dans des expositions à Paris et une fois au Musée de Brooklyn, mais je me rappellerai très longtemps d’un court séjour à Rome. En effet, en se baladant nous avions découvert dans les rues une petite affiche de Basquiat annonçant à priori une expo de l’artiste. Après plus d’une heure et demie de marche, nous étions arrivés dans un vieux quartier et devant la Chiostro del Bramante, qui accueillait donc cette expo, pas anodine, puisque plus de 100 pièces étaient exposées dans ce lieu atypique, si beau et si calme. Cerise sur le gâteau, seuls quelques touristes avaient pris le temps de s’y arrêter pour apprécier en toute quiétude ces formidables ouvres d’art. J’ai choisi comme essentiel le catalogue de l’exposition « JM Basquiat – New York City » ainsi que le flyer de l’expo.

Côté paysages et grands espaces, mon essentiel se trouve dans le Finistère Sud, le tout dans un petit périmètre avec grande ouverture sur l’océan, je cite la Pointe de Sainte Marine et son Phare. Je suis tombé amoureux de ce site grâce à mon épouse, originaire de ce havre de paix. Je m’y rends souvent à pieds ou en vélo, en famille ou seul. J’aime m’assoir sur un banc et regarder la mer et les bateaux qui prennent la direction des Iles Glénan. J’ai du prendre le phare des milliers de fois en photo mais les objets que j’ai choisis sont une photo encadrée et une petite maquette que j’ai achetées et que je conserve soigneusement.

Last but not least, j’ai également un faible pour les lampes, les montres et les horloges. Pas grand-chose d’autre à en dire sauf qu’aucune de mes montres et horloges n’est à l’heure et qu’elles avancent toutes d’environ 10 minutes. Petite anecdote, l’abat jour de la lampe retenue sur la photo est en voile de bateau recyclée.

Jean-Michel Dufour
Septembre 2018

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Rita Zaraï

LES ESSENTIELS DE RITA ZARAÏ

Parler de ses propres essentiels est quelque chose de particulièrement effrayant en ce qui me concerne. Notamment à cause de la lourde tâche de préparation : il faut trier, sélectionner, organiser, chercher une cohérence, une cohésion. En théorie, je suis familère de ce genre d’exercice, lorsqu’il ne ME concerne pas. Ce qu’il faut savoir c’est que je suis quelqu’un de particulièrement dispersée. Ranger n’est pas forcément quelque chose de naturel pour moi.

Le soir même j’ai commencé à rassembler les objets. Je me suis donc retrouvée avec une montagne de livres. Une redécouverte plus qu’intéressante pour moi-même. Donc merci déjà pour cela.

En toute honnêteté je n’ai pas trop su par quoi commencer, alors j’ai fini par m’arrêter à la sélection la plus restreinte possible, et déjà je trouve qu’il y en a bien trop !! J’ai disposé ces objets à plusieurs endroits de l’appartement, afin d’essayer de prendre la photo la plus avantageuse, la moins brouillonne possible. Sacré challenge.

Commençons par le début. Enfin, décidons de façon arbitraire qu’il s’agit du début de l’histoire, car sur la photographie ce n’est pas forcément évident.

Le téléphone
J’ai pris des notes sur mon téléphone. Il ne figure pas sur la photo puisqu’il m’a servi à la prendre. Cela commence bien n’est ce pas… J’en suis esclave. Consciemment. Il me sert à peu près à tout. J’écris, je fais des photos, des recherches, des images, je regarde des vidéos, j’écoute de la musique. Bref sans cette chose j’imagine que je serai perdue, car il s’agit clairement d’un doudou destiné à combler l’angoisse. Il remplit le vide et mon esprit. Je suis une hyperactive molle. J’ai peur de m’ennuyer. Je fais cinquante choses à la fois. Je me passionne aussi vite que je me lasse. Je parlais de doudou, en fait je crois que cet appareil me fait plutôt office de baby-sitter ainsi que d’animateur de loisirs. Le casque je l’ai toujours avec moi. Pour écouter de la musique, notamment lorsque je marche.

La musique
Évidemment, si je devais choisir un groupe emblématique cela serait New Order. Ce groupe m’accompagne depuis 25 ans, avec plus ou moins de fidélité. J’en fait une source d’inspiration pour à peu près tout dans ma vie : je m’inspire de leur iconographie , je les ai tatoués sur mon bras, Substance est le titre de mon blog, je vénère Barney plus que n’importe qui dans ce bas monde, bref : l’abominable fanatisme au premier degré dans toute ce qu’il a de plus risible. Mais j’assume complètement. Je pourrais parler de Joy Division aussi, ou d’autres groupes qui ont participé à ma construction personnelle. Mais le but n’est pas d’écrire un roman je crois. Quoi qu’il en soit, la musique est importante, elle a constitué d’ailleurs pendant de longues années l’essentiel de mon activité professionnelle. Acquérir, conseiller, échanger : tel était mon quotidien pendant assez longtemps, au sein d’une médiathèque municipale.

La musique m’a permis aussi de rencontrer, virtuellement et «IRL» des personnes d’une énorme valeur. La plus importante rencontre sur le réseau social est sans conteste celle avec Matthieu Malon. De cette amitié est née Brûlure. Un projet poético musical déjanté (s’il fallait le définir) orchestré à des centaines de km de distance. J’écrivais les textes, les enregistrais, les envoyais, il faisait la musique. C’était drôle. Un vrai bon moment.

En musique les querelles de clochers me dépassent un peu… les discussions sérieuses, les gens qui s’écharpent comme si leur vie dépendait de la conversion du monde entier au fanatisme qui les concerne, je ne pige pas trop. Mais j’aime m’en amuser. Quelle perte de temps franchement, alors que tout le monde sait que le meilleur groupe du monde est New Order!

Les images
J’ai commencé par faire vaguement de la photo. Ensuite, temps libre disponible à l’infini aidant, je me suis prise de passion pour la gravure et la sérigraphie, suite logique finalement lorsqu’on aime les images. Mes photos sont essentiellement réalisées à partir de mon téléphone, mais depuis peu j’ai un « vrai » appareil. Je n’ai aucune idée de la manière dont fonctionne la bête. Je fais ça au hasard. C’est ce que je dis tout le temps, j’ai le hasard avec moi. Et je le remercie de m’accompagner en toutes circonstances. Cette photo de l’Atomium de Bruxelles est la première que j’ai faite développer et affichée dans mon intérieur. C’est un morceau de ma ville natale qui trône bien en évidence.

Les publier ces images a été une véritable épreuve pour moi. J’ai créé donc un blog, Instagram m’occupe pas mal en ce moment. Tout cela je le dois particulièrement à Matthieu qui a su m’encourager et me filer un coup de pied au cul. J’ai commencé avec les pochettes de Brûlure en fait. Et maintenant je continue….

Les livres
A la base, c’est mon métier. Je crois que ceux qui m’ont le plus marqué sont ceux que j’ai lu plus jeune. Mon principal problème, c’est que je ne me souviens pas toujours de ce que j’ai lu. En fait la plupart du temps j’oublie. Les deux ouvrages que j’ai choisis ont été lu bien plus récemment.

Je voue une admiration sans failles à Houellebecq dont les livres résonnent en moi comme une évidence. J’ai vraiment l’impression que le type écrit pour moi, il y a une connexion. En plus je le trouve terriblement drôle. L’humour c’est tellement important.

J’ai aussi choisi Blackhole de Charles Burns. C’est une bande dessinée d’une noirceur absolue, un vrai chef d’œuvre qui pour moi doit absolument figurer dans tout bonne bibliothèque.

Le reste….
La couture, la cuisine, les jeux vidéo, les lunettes que je ne mets jamais (j’aime le brouillard), le petit livre rouge (clin d’œil à mon soi-disant militantisme fantasmé d’extrême gauche) et Sainte Rita. Cette fameuse sainte est à l’origine du pseudo que je traîne depuis quelques années sur Internet. Elle est la patronne des causes désespérées. Attention, je ne m’attribue absolument pas la qualité du désespoir. En revanche, être la patronne, c’est une idée qui me plait bien.

Rita Zaraï
Mai 2018

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Colline Gaspard

LES ESSENTIELS DE COLLINE GASPARD

« Mes Essentiels » ? Oh ! J’ai tellement d’objets autour de moi ! Des trouvailles, des cadeaux, de belles pièces, uniques, vintage ou à l’inverse tellement kitch !!! Des cartes, un ruban, une boite, un lapin blanc comme peluche d’enfance, une poterie, un serre-livres, une boule à neige, une tasse à thé, des montres jamais à la même heure, un truc gagné à une fête ou un autre trouvé quelque part… De jolies choses qui me relient à une personne, un moment particulier, une histoire.

Mais « Mes Essentiels », c’est un objet avec moi, un prolongement de moi, et pas seulement autour de moi. Des Essentiels dans le creux de ma main…

Un couteau, des couteaux. Non pas pour me défendre, mais au contraire pour apprivoiser mon inconnu. Vérifier si la cuisson du gâteau est bonne, trancher un morceau de pain, couper du fromage et du saucisson (évidemment !), cueillir un champignon à son pied, décacheter l’enveloppe d’une lettre, tailler deux lettres enlacées… La lame est tranchante, affûtée régulièrement. Le bois est cajolé. J’aime leur couleur et leur essence, différentes de l’un à l’autre, tellement singulières. Le Genévrier est mon préféré. Dans la paume, il y a toujours sa signature, la fragrance épicée du poivre. Sa couleur sable est douce et sensuelle. Chez Nous, offrir une pièce en échange d’un couteau comme cadeau est la promesse de ne pas se faire mal et de ne jamais couper le lien.

Du papier et beaucoup de carnets ! Du papier et ses textures, lisses, velours, gaufrées ! Des carnets de tous les formats, avec une couverture confectionnée par mes soins ou déjà toute de beau corps vêtu !!! Des carnets pour coucher des phrases, décrire une scène quotidienne ou entr’aperçue, reporter un mot que je ne connais pas. Du papier pour coller ! Ce carnet (Oh ! Un Cacharel !) est le cadeau que m’avait offert mon meilleur ami de troisième. Il devenait un trésor qui perdure encore aujourd’hui puisque j’y colle tous mes tickets de cinéma depuis… 1988 !!! Je suis indéniablement une enfant de la télé. Mais aussi du cinéma. Mon père avait plaisir à m’y emmener. Un plaisir que j’ai toujours dès que deux trois heures s’offrent à moi. J’ai une affection toute particulière pour les films du Nouvel Hollywood, les Westerns, mais aussi les Thrillers et les Comédies Classiques. Le cinéma m’a permis de découvrir la musique qui pendant très longtemps a été absente de mon quotidien. Enfant du silence peut-être. Celui qui regarde et se tait.

Du papier aussi pour couper et plier ! L’Origami est un amusement certain, mais qui a l’exigence du pli ! C’est fantastique toutes les créations qui naissent d’une seule feuille de papier ! Avec mon frère, gamin d’un an de différence (mais toujours la plus grande je resterai !), nous avions chacun nos pliages de prédilection : lui les grenouilles pour faire des courses comme d’autres en faisaient avec des automobiles, moi des carrés magiques pour connaître les préférences de chacun ! Aujourd’hui, j’en fais toujours, comme les diseuses d’aventure, mais pour n’en distribuer que de bonnes…

Du papier et des crayons de papier !!! Il y en a plein. Et j’en ai plein ! C’est facile de rapporter cela d’un voyage ! Les choisir ? Un plaisir ! Ils sont coquets avec leur costume. Avec le crayon papier, le mot est toujours là, le croquis aussi. Les détails viennent après. En juin 2018, une librairie mettra en vitrine quatre ou cinq toiles d’un projet personnel intitulé « Synesthésie27 » où il est question de liens. D’empreintes. Indicibles. Mais sensibles.

Des allumettes. Pour prendre le temps d’allumer une bougie, de faire un feu, de brûler l’inutile…

Un livre, et d’autres à l’infini… Compagnon de l’enfance, où j’étais souvent seule à me balader dans la campagne avec mon chien, ou de l’adolescence passée avec enthousiasme en internat, il est indispensable. Il est un Ailleurs, un exutoire, un confident de confidences, un recueil de ce que je ne connais pas, un puits profond à sonder, encore et encore…

Un centimètre. Pour mesurer, créer, vérifier. Mesurer la distance parcourue aussi. Le vocabulaire associé à la couture est tellement élégant « Lisière » « Entre-deux », « Coudre en mourant »… Des expressions délicates comme le travail de précision que demande cette discipline pour une belle confection. Des couleurs et des matières aussi.

Un jeu de 54 cartes et une toupie ! Un jeu de 54 cartes pour toutes les possibilités de jeu improvisées avec les poteaux ou les enfants, sur la plage ou dans un train, à l’heure de l’apéro ou pendant les temps calmes. Une toupie car cet objet est magique ! Il est comme un globe terrestre sur son axe ! Son mouvement rotatif impose une véritable réflexion et dextérité pour celui qui veut en créer !!! Des formes et des matières, encore… Celle-ci, je l’ai dégotée sur un marché. Une toupie à bar pour savoir qui offre sa tournée. Enfin, c’est selon la règle imposée ! Et puis une toupie me ramène toujours à la fin de ce film « Inception » de Christopher Nolan (dont je vénère « Interstellar ») : rêve ou réalité ?

Un harmonica. Indéniablement, mon essentiel le plus récent de tous. Comme tous les ados qui se respectent et qui se moquent gentiment de leur « daronne », il m’a été offert par mes enfants. Des années 2001 et 2002, la country et tout le folk qui entourent cet objet leur sont bien inconnus malgré toutes mes tentatives de séduction ! C’est un bijou. Celui du voyageur. Et puis l’idée que ces conquérants le rangeaient dans leur poche, côte à côte avec leur colt, c’est « so lovely » !!! L’instrument de tous ceux qui ont en eux une nostalgie façonnée par la quête, l’espoir, le trouble, le manque. Des musiques comme celles de Townes Van Zandt, Gene Clark, ou de bien autres songwritters porteurs d’une beauté grave…

Les plis. C’est abstrait et tellement présent ! Ceux des rideaux, des étoffes, d’une couverture, d’un foulard. Rien n’est linéaire. Rien n’est certain. Il y a des cachettes. Mille et un chemins pour y accéder. Des coins et des recoins. Je suis certaine qu’il est encore question de lapin blanc…

L’appareil photos, le téléphone portable, l’ordinateur sont des outils incontournables dans mon travail. Dans presque tous les métiers d’ailleurs. Savoir les maîtriser, connaitre leur fonctionnement, en user régulièrement sont devenues des attitudes indispensables. Mais ces objets ne le sont pas dans mon quotidien personnel.

Je range tous ces essentiels dans mon sac en cuir ou dans un panier en paille.

Il fait beau ! C’est bientôt le Printemps accompagné de la caresse câline du soleil ! J’attache la bride de mes escarpins salomés (les boots et les bottes sont réservées à l’automne et à l’hiver), du rouge « Paris », « London » ou « Roma » aux ongles (comme une vraie « déclaration de bonne humeur »), et me voici en route ! Il y aura bien une terrasse ou un coin au chaud pour se retrouver.

Sandrine
En Auvergne, IV’18…


“Price”, quelques pages plus loin :  “Au seuil de la mort, je ne penserai pas au yacht que j’aurais pu m’acheter : je penserai aux régions inexplorées, aux amours que je n’ai jamais avouées, à toutes les émotions et idées que j’ai encore en moi et qui disparaîtront quand on me mettra six pieds sous terre. Vous n’avez qu’une chance pour cette chose qu’on appelle la vie”.
Steve Tesich, mai 1996

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David Cairat

LES ESSENTIELS DE DAVID CAIRAT

“J’ai choisi d’introduire chacun de mes essentiels par un extrait de chansons qui me tiennent à cœur et qui expriment à leur façon le sens ou l’importance que ces essentiels revêtent à mes yeux, un peu comme des haïkus musicaux.”

Ma pile de livres rock
“Our aspirations… are wrapped up in books”.
Extrait de: “Wrapped up in books” par Belle and Sebastian, sur l’album: “Dear Catastrophe Waitress”.

“Écrire sur la musique, c’est comme danser (sur) de l’architecture. C’est quelque chose de très stupide.”  Cette phrase attribuée à Frank Zappa m’a toujours interpellé. Comment (d)écrire l’indicible : la ligne de basse de Joy Division, le motif d’une fugue de Bach, ce moment dans le concert qui te prend aux tripes ?  Qu’elles soient écrites avec passion, bonne ou mauvaise foi, maladresse, en quelques lignes sur un blog ou dans une exégèse de centaines de pages, je ne me lasse pas de lire les émouvantes tentatives de ces auteurs, modernes Sisyphe au service de la cause musicale.

Mon horloge vinyle
« Le temps me laisse passer, je lui dis : après toi”.
Extrait de : « Après toi », par JP Nataf sur l’album : “Clair”.

Cet objet chiné à Londres est au croisement de deux de mes obsessions, le temps (ou plutôt la ponctualité) et la musique.  Je cours tout le temps pour être à l’heure. J’arrive non pas à l’heure pour le concert. Non pas à l’heure pour la première partie du concert. Non pas à l’heure pour l’ouverture des portes de la salle. J’arrive avant l’ouverture de la salle. Et j’attends. Patiemment. Remplacer “salles de concert” par (au choix) : gare, aéroport, cinéma … Ca fait des années que ça dure.

Mon chat
“Chat, Petit fauve, Dieu des alcôves”
Extrait de : « Chat », par Brigitte Fontaine sur l’album : « Les Palaces ».

C’est le plus récent de mes essentiels. Il s’est imposé à la vitesse de l’éclair. Une belle bête avec boîte à miaou intégrée et moteur à ronron en parfait état de marche.

Mon DVD de Phantom of the Paradise
“Dream a bit of style. We’d dream a bunch of friends. Dream each others’ smile. And dream it never ends”
Extrait de : « Faust », par Paul Williams sur la Bande Originale du Film.

Un essentiel qui intersecte plusieurs de mes passions : cinéma américain des années 70, rock, comédies musicales et modernes mythologies (Faust, Dorian Gray, Fantôme de l’Opéra). Baroque et inépuisable.

Ma machine à café
“Hope the morning coffee does the trick. Hope it clears my mind, makes the day more worth it”.
Extrait de: “Hymn for the coffee”, par Hefner, sur l’album: “Breaking God’s heart / Hefner Soul EP”.

Hefner … What else ? Cette chanson d’un de mes groupes cultes m’évoque mon addiction irrémédiable à la caféine. Depuis des années je ne peux me passer ni de l’un ni de l’autre.

Mon alliance
“This is a man’s world … but it would be nothing without a woman”.

Extrait de: “It’s a Man’s Man’s Man’s World”, by the Godfather of soul évidemment.
Le reste du texte de cette chanson m’a toujours semblé très macho mais la rédemption vient par cette phrase magique. Alors comment mieux conclure ces essentiels qu’en évoquant ma famille, et en particulier celle qui m’est essenti’elle ?

David Cairat
Avril 2018

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Emmanuel Delaplanche

LES ESSENTIELS D’EMMANUEL DELAPLANCHE

Comme ces ingrédients d’une vie bonne que l’on se souhaite à chaque nouvel an ?
Des essentiels tout aussi “invisibles pour les yeux” que ceux du renard de Saint-Exupéry ? Dès lors, comment des objets seraient-ils capables de les représenter ? D’en fixer les infinies variations : celles du bonheur, de l’amour, de la réussite ; celles du corps sain, vivant, mourant ; celles de l’allégresse, de la jouissance, de l’accomplissement.

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L’essentiel est la vie, donc ce sont les gens.
Les artistes le disent, mes proches le prouvent, mes contemporains capitaux me le montrent : l’essentiel, c’est la vie. La vie, ce sont les gens.

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Sur un de ses disques, un de ceux du retour après des années de silence, d’anonymat, d’oubli, d’invisibilité, Bill Fay offre une somptueuse chanson qui porte le titre Cosmic Concerto (Life is people) :

Like my old dad said,
Life is people, life is people
In the space of a human face,
There’s infinite variation
It’s a cosmic concerto, and it stirs my soul

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Les gens sont mon essentiel. Les variations de leurs visages, le produit de leurs esprits. Ceux avec qui je partage mon quotidien : ma famille. Ceux à l’autre bout de la rue, de l’objectif, de l’ordinateur, de la radio. Les gens derrière les livres, les disques, les spectacles. Sur et derrière les scènes, dans et devant les représentations. Les gens en face, à mes côtés, les gens autour du monde, amis, passants, voyageurs. Ou ceux qui ne bougent plus, privés de liberté et de mouvement.

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Sur la photo, une clef wifi car, comme tout le reste ici, elle me porte vers les gens, leurs musiques, leurs écrits, leurs images, leurs visages, leurs pensées : leurs vies. Les autres biais techniques importent peu. Les supports aussi. Un livre parmi d’autres cependant, essentiel parmi les essentiels, Le Bavard de Louis-René des Forêts.

Un appareil photo pour le regard que je porte aux gens. Et des photos : proches (ici ma mère, mon filleul) ou musiciens (ici Kimya Dawson).

Une radio, que j’écoute abondamment. Mais j’aurais pu aussi faire apparaître le micro dans lequel je parle chaque semaine sous le pseudonyme de Tremolo aux gens d’Evreux et d’ailleurs.

Un ukulélé pour faire figurer la musique que je joue, parfois compose, et qu’il a pu m’arriver d’offrir en concert.

Une craie pour tableau noir. Celle que quotidiennement j’utilise pour faire comprendre le primordial plus que l’essentiel, pour expliquer, pour apprendre.

Toutes choses que je possède parce qu’elles sont intermédiaires entre la vie et moi.

Emmanuel Delaplanche
Juillet 2017

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Bertrand Lapicorey

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LES ESSENTIELS DE BERTRAND LAPICOREY

“ Demandez-moi mon film, mon disque préféré, les livres que j’emporterais sur une île déserte, ou les choses dont je ne pourrais pas me passer (le fameux “jamais sans mon/ma/mes…”) et instantanément je me tétanise comme le hérisson, le lièvre, le renard, le sanglier, la biche, la chèvre, le cerf, le chamois, ou le bouquetin (je suis bien évidemment complètement indécis question totem animal) la nuit pris dans les phares d’une voiture. Mon cerveau se fige avant de repartir au ralenti, c’est en général le moment où après un long silence gêné je sors des noms qui me passent par la tête en poussant un soupir de soulagement, équivalent à une sortie d’apnée, une fois la tâche accomplie.
C’est dire ma réaction quand j’ai reçu un email de Pascal Blua me proposant de participer à son projet des “Essentiels”. Incapable de choisir comme dans une pièce de Corneille, de trier ou de réduire à l’essentiel, j’ai fini par faire une liste touffue, baroque, de bric et de broc, de lieux, de films, de livres, de disques et d’artistes qui cartographient mon univers et jalonnent mon parcours toujours en mouvement, poussé par la découverte, la curiosité, l’échange et le partage. Elle me dévoile autant qu’elle me dissimule, c’est peut-être pour ça qu’elle est très longue.

Bertrand Lapicorey
Juin 2017

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Visuel créé à partir d’une peinture de Carmen Herrera (b. 1915), Green and Orange, 1958.
Acrylic on canvas  (152,4× 182,9 cm). Collection of Paul and Trudy Cejas © Carmen Herrera

JC Brouchard

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LES ESSENTIELS DE JC BROUCHARD

Mon premier réflexe pour ces Essentiels a été de commencer mentalement une sélection de disques et de livres qui comptent pour moi. Un pari impossible. Ne serait-ce que pour les disques. J’en chronique régulièrement dans mon blog depuis onze ans et demi maintenant, soit plus de 1.350 disques. Ils ne sont pas tous essentiels, mais ils ont tous une histoire et m’ont tous intéressé à un moment ou un autre. Alors, trier dedans, à quoi bon ? Sans parler de tous les autres qui n’ont pas eu droit à leur chronique.
Très vite, j’ai changé d’avis et je me suis dit que, à la rigueur, je pourrais me passer si je le devais de ma discothèque et de ma bibliothèque, mais il y a une chose qui est devenue essentielle pour moi, c’est mon ordinateur, avec ses données sur le disque dur et sa connexion à Internet. Avec ça, si le chat me laisse y accéder, je peux écouter de la musique, rédiger des textes et les publier en ligne, communiquer avec les amis et des inconnus, m’informer, faire des achats… Ça me va bien !

JC Brouchard
Mai 2017

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vivonzeureux.blogspot.fr

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Marianne Vergé

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LES ESSENTIELS DE MARIANNE VERGÉ

Du thé, mais pas n’importe lequel : boire plusieurs tasses de thé m’est absolument indispensable le matin. Mes préférés sont le Earl Grey que l’on trouve chez Mariage Frères, au Palais des Thés, chez Bacquié à Toulouse ou encore à la Maison Arostéguy à Biarritz. Sur la photo, c’est le “Wedding Imperial” de Mariage Frères, un thé noir avec un parfum subtil de chocolat et de caramel. Enveloppant et réconfortant..

J’ai découvert la bière “IPA” lors d’un récent séjour à NY et j’en suis devenue accro. Je ne bois pas de vin, alors mes amis (ceux qui me connaissent bien !) ont la gentillesse de me réserver une petite bouteille de bière lorsqu’ils m’invitent à dîner.

Ce poste de radio lecteur CD me suit depuis mes années étudiantes, l’époque des premiers CD. Je ne me résous pas à m’en séparer. Le son est très bon et il a un lecteur K7 au cas où je voudrais un jour ré écouter celles que je n’ai pas jetées. J’écoute beaucoup la radio. J’adore qu’on me raconte des anecdotes sur des groupes et des chanteurs, comme le fait Michka Assayas sur France Inter. J’ai écouté bien sûr Bernard Lenoir pendant des années, et plus récemment, feu l’émission de Vincent Théval “Label Pop”.

Je ne suis pas fétichiste mais cette boîte vidée de ses biscuits corses contient les billets de tous les concerts que j’ai vus. Le plus ancien, c’est Elton John en 1984, le dernier en date c’est Grandaddy, un de mes groupes préférés.
Entre les deux, j’ai gardé comme tout le monde des souvenirs impérissables, entre autres The Cure à Toulouse en 1985, House of Love à Lille en 1993, Dominique A + Divine Comedy à Strasbourg en 1994, Radiohead à Rock en Seine en 2006…

Deux disques m’ont particulièrement marquée : “Aladdin Sane” de Bowie découvert vers 11 / 12 ans, un peu avant la déferlante “Let’s dance”. Bowie, c’est une histoire familiale. Je me suis rendue compte des années plus tard que c’était également le cas chez plusieurs amis. Il a été à une époque une sorte de fil conducteur dans mes amitiés. Bref, une star qui pour beaucoup d’entre nous est mêlée à l’histoire intime.
“Psychocandy” de Jesus & Mary Chain a été un autre de ces disques importants, ceux qui marquent le passage à une autre période de la vie (j’aurais pu citer aussi un disque des Smiths). L’écouter me procure aujourd’hui autant de frissons que lorsque j’avais à 16 ans.

Une assiette pour illustrer le pays basque où j’aime de plus en plus me rendre, où la “douceur de vivre” n’est pas un cliché. Tout y est beau, doux et agréable : les villages, les paysages de mer et de montagne, la cuisine, la météo, ses habitants… Il y a aussi un très bon cinéma à Biarritz, le Royal.

Cette boîte de bonbons est décorée avec une affiche ancienne de Soulac-Sur-mer (33780), une jolie station balnéaire du Médoc – c’est aussi une commune qui a connu un petit essor économique fin XIX° / début XX° – qui m’évoque des souvenirs d’enfance et d’adolescence lumineux. Une partie de ma famille y est née, y a vécu ou y vit encore. Hélas, je n’ai plus trop d’occasions d’y aller..

Mon tapis de Yoga. Cette discipline est pour moi essentielle, je la pratique depuis une vingtaine d’années. Le Yoga compte parmi ses innombrables bénéfices celui d’éveiller les sens… voir ci-dessus.

Marianne Vergé
Avril 2017

Plus d’informations sur Marianne Vergé
www.facebook.com/mariaaaaaanne

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