Elian Chrebor

My essentials for Stereographics © Elian Chrebor

LES ESSENTIELS D’ÉLIAN CHREBOR

Dix objets.
Qui représentent des instants que j’ai aimés, que j’essaie de reproduire.
Des échanges, des rencontres.

La photographie est bien sûr présente. Qu’a-t-on trouvé de mieux pour les figer, ces instants ?
J’ai posé mon appareil. Un petit reflex sur lequel j’adapte de vieux objectifs. Il y a aussi cette carte postale d’un dodo naturalisé. C’est la première de mes photos que j’ai souhaité, que j’ai osé partager. Elle m’est revenue un jour, retouchée par le peintre Dominique Spiessert. J’étais fou de joie !

Pas loin de la photo, il y a la musique.
Le jazz en particulier.

Le jazz, c’est une façon d’être. La virtuosité au service de la déconstruction, de la reconstruction, de l’improvisation. On ne sait jamais où on va, mais on sait que le voyage sera sujet à découvertes. Plus que les musiciens, c’est leur musique que j’essaie de photographier. Ce qu’ils en font, comment ils la ressentent.

La photo, c’est aussi les voyages. L’Iran, cet Orient fantasmé par mes lectures occidentales. La douceur d’Ispahan, les jardins de Fin à Kashan. C’est un pays changeant. Une jeunesse séduisante et des contrastes dérangeants.

Deux autres livres sont posés là. Voyage au bout de la nuit. Parce que Céline, comme Montherlant, Cioran ou Duras, fait partie de ces écrivains qui m’accompagnent depuis 30 ans. Et puis un recueil de poésies de Verlaine, magnifiquement relié.
Sans être bibliophile, j’aime les beaux livres. Ceux qui ont une histoire. Les grands papiers. Les envois. Les illustrés. Roger Bezombes fait partie des illustrateurs qui me touchent. J’étais très heureux de chiner cette carte de vœux lithographiée.

Le portrait en pied de Marinetti m’a été (aban)donné par Bobig. J’ai participé, sans le vouloir, à la création de cette peinture. Bobig est sans conteste le plus grand artiste contemporain du dimanche ! J’aime sa perception de l’art et de la création : “L’Art c’est n’importe quoi et c’est tant mieux.”

En guise de point final, une tasse à café.


Elian Chrebor
Février 2016

Plus d’informations sur Elian Chrebor :
elianchrebor.fr
www.facebook.com/elian

My essentials for Stereographics by Elian Chrebor
© Elian Chrebor / All rights reserved / Reproduction prohibited without permission of the author

Matthieu Dufour

My essentials for Stereographics © Matthieu Dufour

LES ESSENTIELS DE MATTHIEU DUFOUR

Mon mini-bureau Muji où une grande partie de tout se passe. J’adore leur esthétique zen, minimalisme et pragmatique. Comme beaucoup de choses du Japon d’ailleurs.

Quelques unes de mes obsessions littéraires et poétiques.
Fitzgerald, Duras, Reverdy, une édition originale de Rivage des Syrtes de Gracq qui me vient de mon père. Je suis rarement emporté par les auteurs du moments alors je me réfugie dans la poésie ou mes classiques personnels que je peux relire sans fin. Je conseille d’ailleurs à tous ceux qui ne le connaissent pas de lire La littérature à l’estomac de Gracq où ils trouveront des lignes savoureuses sur le milieu et les prix littéraires qui sont d’une actualité féroce. Parmi ceux que je lis aujourd’hui, Franck Magloire, l’un des meilleurs stylistes qui soit en ce moment en France, un auteur qui n’hésite pas à se confronter aux zones d’ombre de notre société mais qui n’a malheureusement plus d’éditeur. Il est notamment l’auteur du formidable Ouvrière.

Quelques unes de mes obsessions musicales en version vintage.
Daho par Pierre & Gilles, ce vinyle est une véritable madeleine de Proust comme ces K7 de New Order, Morrissey ou Marc Seberg. Je navigue aujourd’hui entre les merveilles de cette époque fondatrice et la formidable vitalité de la scène actuelle, notamment en France. Si j’ai grandi avec la pop anglaise, j’ai toujours eu un fort penchant pour la langue française en musique.

C’est ce que j’essaye de faire vivre aujourd’hui avec mon blog Pop, Cultures & Cie.
Né sur un coup de tête, sans ligne éditoriale ni plan, il m’est devenu essentiel. Il me permet d’assouvir un goût ancien pour l’écriture et cette passion pour la musique sous toutes ces formes. Paradoxalement, cette entreprise très égoïste s’est révélée être une formidable aventure humaine parsemée de superbes rencontres et d’échanges passionnants. De personnes devenues essentielles pour moi. Ce billet sur ton blog en est la preuve. Aller voir des concerts deux ou trois fois par semaine, prendre des centaines de photos floues, enregistrer des Mega Octets de pirates saturés, faire des interviews, découvrir une magnifique chanson dans un lien envoyé par un artiste inconnu : ce blog a changé mon quotidien.

Jamais sans mon Mac. Bien qu’attaché à la tradition physique des objets livre et disque, je suis aujourd’hui totalement accro à mon environnement digital et connecté : Mac, hub USB, iPhone, disque dur de 4 To (pour stocker les photos floues et les pirates saturés, entre autres, je suis un parano obsédé par la perte de ces données digitales, j’ai plusieurs disques de sauvegarde chez moi, je n’ose pas dire combien), lecteur multicarte, micro USB pour enregistrer des chroniques pour l’émission de Greg Bod sur Radio U, Le cabinet des curiosités. Une heure sans wi-fi et je passe en hyperventilation.

Essentiel aussi le casque pour ne pas effrayer mon fils lorsque j’écoute des choses un peu radicales ou m’attirer les foudres du voisinage lorsque je chronique un peu tard dans la nuit.

Manquent sur cette photo une tasse de thé vert japonais qui est en train d’infuser dans la cuisine, ma chemise en chambray fétiche qui est dans la machine et mon appareil hybride Fuji X-T10 avec lequel je prends cette photo et qui ne me quitte plus.


Matthieu Dufour
Janvier 2016

Plus d’informations sur Matthieu Dufour :
Pop, Cultures et Cie
www.facebook.com/dufour.matthieu

My essentials for Stereographics by Matthieu Dufour
© Matthieu Dufour / All rights reserved / Reproduction prohibited without permission of the author

A la une

“Avant de rencontrer Lisa, j’ai rencontré les mots de Lisa. J’ai commencé à la lire en 2010, elle tenait un blog. J’affectionnais son écriture …

Newsletter Stereographics

Pour ne rien manquer d’Essentiels
et tout suivre de Stereographics.