Arnaud Le Gouefflec

My essentials for Stereographics © Arnaud Le Gouëfflec

LES ESSENTIELS D’ARNAUD LE GOUEFFLEC

Alors si je devais choisir une série d’objets ou d’éléments “représentatifs”, je ferai dans la monomaniaquerie, et je prendrais les 10 volumes de la série Back from the grave en piétinant la diversité, la pluralité et la variété avec mes bottes. Je suis fou des Back from the grave depuis ma plus tendre adolescence, et ça ne s’est pas arrangé avec l’âge : je viens de terminer d’en faire la complète acquisition et je pavlovise devant en ce moment même.

Les Back from the grave dont des compilations de 45 tours obscurs des sixties, parfois inédits, oubliés, perdus pour la science, qu’un fossoyeur du nom de Tim Warren a exhumé et sauvé de l’oubli, en écumant les studios, les vide-greniers, en frappant aux portes des vétérans. Je suis fasciné par l’obscurité, surtout quand il en sort quelque chose. Je suis fasciné par ce qui sort victorieux des ténèbres. Je crois que l’énergie créatrice vient de l’underground et que lorsqu’un contenu underground crève la surface et accède à une certaine lumière, la lumière elle-même en est changée, et le monde avec.

Les Back from the grave sont un défi à l’oubli, à l’indifférence. Il y a une forme de revanche là-dedans. Les Cramps, le groupes de psychobilly qui a beaucoup fait pour la réhabilitation de ce genre de groupes et qui est remercié sur les notes de pochette du volume 8, en a fait une devise : “Les Cramps sont là pour se venger.” Ça m’a profondément ému. Rien n’est plus beau qu’une belle revanche, surtout quand c’est contre la mort.

Les Back from the grave sont des compilations de sixties punk, c’est à dire de groupes qui, dix ans avant la date, sont déjà punk, pratiquent un rock primal, violent, bas de caisse, super, qui fait souvent passer les productions punk des années 80 pour des bluettes. Ce sont des groupes anachroniques et j’aime l’anachronisme, je le recherche tout le temps, car c’est un moyen subtil de voyager dans le temps.

Les Back from the grave sont des compilations de groupes adolescents. Je crois qu’on doit des comptes à l’adolescent qu’on a été. Je crois qu’à cet âge là, il y a des chose qu’on voit, et que ces choses-là ne peuvent être balayées d’un ricanement par l’adulte qui arrivera derrière.

Les Back from the grave sont une des pièces du grand puzzle du rock’n’roll, cette énergie venue d’on ne sait où, et qui s’est incarnée plusieurs fois, à différentes époques et dans des lieux renouvelés. Les Back from the grave témoignent de son passage dans les États-Unis des 60s. Je l’ai traquée dans les discothèques de prêt et chez les disquaires : on la recroise souvent, ici ou là sur le globe. Soyons vigilants. Elle repassera bientôt.

Pour toutes ces raisons, les Back from the grave sont une motivation pour se lever le matin, une bonne raison de naître, et un permis pour sortir de sa tombe.

Voilà ce que je voulais dire sur les Back from the grave et sur la vie en général.

Arnaud Le Gouëfflec
Novembre 2016

 


Plus d’informations sur Arnaud Le Gouëfflec
facebook.com/arnaud.legouefflec
eglisedelapetitefolie.com
arnaudlegouefflec.com

My essentials for Stereographics by Arnaud Le Gouëfflec
© Arnaud Le Gouëfflec / All rights reserved / Reproduction prohibited without permission of the author

thomas jean henri (jour 5)

LES ESSENTIELS DE THOMAS JEAN HENRI

pascal, rencontré à paris un vingt deux septembre 2016, est un homme qui écrit.

A l’encontre

les gens sont bizarres.
suis-je ma normalité ?
sont-ils si différents ?

j’aime les gens.
je ne m’aime pas assez,
ou peut-être trop ?
défier les habitudes,
jouer avec son danger,
regarder ailleurs.

j’aime la différence.
courir sur l’horizon,
bousculer le confort.
le jeu des 7 erreurs n’en est pas un,
c’est une chance.

j’aime la rencontre.
la première.
briser le miroir.
se confier mais pas trop,
on ne sait jamais.

j’ai rencontré thomas dans sa cabane,
j’ai craqué une allumette
et nourri le feu.

pascal
novembre 2016


Plus d’informations sur pascal : www.bluartwork.com
Plus d’informations sur thomas jean henri
cabanemusic.bandcamp.com

My essentials for Stereographics by thomas jean henri
© thomas jean henri/ All rights reserved / Reproduction prohibited without permission of the author

thomas jean henri (jour 4)

My essentials for Stereographics © thomas jean henri

LES ESSENTIELS DE THOMAS JEAN HENRI

julien, rencontré à nantes un vingt et un novembre 2015, est un homme qui écrit.


je ne sais pas très bien ce qui fait que l’on se rencontre. la plupart du temps on se manque. on se passe à côté, tout empêtrés que nous sommes dans nos vies respectives (et distraits, il faut le reconnaître).

et puis parfois, la mer s’efface, nous voilà libérés de nos insurmontables insularités, et on se rencontre. il me semble que c’est ce qui nous agite au fond, atteindre l’autre qui habituellement se dérobe. on se doute, quoique confusément, qu’il n’y a rien de plus important que ce tressaillement de l’âme et du cœur.

une première rencontre répète les suivantes, celles que très vite on vient à espérer et qu’il nous faudra provoquer ou attendre.

c’est une répétition mais quand elles sont réussies, (on peut rater une première rencontre, ce n’est pas forcément rédhibitoire) on ne joue pas la comédie, c’est inutile et cela obligerait à différer la rencontre.

c’est une répétition mais on y chérit nos erreurs et nos maladresses, elles nous ressemblent et il est doux de s’y rencontrer soi-même.
on s’y reconnaît mutuellement comme l’autre qui comptera, sur qui l’on pourra compter et qui pourra compter sur nous.

cet autre qui aura à nous en raconter (sur nous aussi).

cet autre dont le cœur content suffira à nous contenter nous mêmes.

le 21 novembre 2015, à 700 kms de marseille et de bruxelles (il fallait bien cela), et alors que la tristesse recouvrait presque tout, j’ai rencontré thomas.

julien
novembre 2016


plus d’informations sur  julien : www.facebook.com/Orso-Jesenska
Plus d’informations sur thomas jean henri
cabanemusic.bandcamp.com

My essentials for Stereographics by thomas jean henri
© thomas jean henri / All rights reserved / Reproduction prohibited without permission of the author

thomas jean henri (jour 3)

LES ESSENTIELS DE THOMAS JEAN HENRI

coraline, rencontrée un douze décembre 2015 à schaerbeek, est une femme qui écrit.


à force de se croiser, d’échanger ou de partager des cafés, il peut arriver aux humains de se rencontrer.
à la faveur du hasard, par le truchement de circonstances mal définies, d’émotions vaguement digérées: la chose a lieu.
elle fait irruption, arrimée à l’instant, et ce n’est qu’à posteriori, à contretemps, qu’il devient possible de la nommer.

ce que dévoile cette occasion ne ressemble à rien de connu, de promis ou d’espéré. rien d’autre que la vérité d’un lien qui n’exige pas mais impose un constat: le mystère de qui nous sommes momentanément dévoilé.

face à face, côte à côte, cernés par le silence et le verbe alternants, nous empruntons une fréquence et une acuité inédites qui se dissoudront aussitôt l’instant passé.

nous-nous rencontrons à l’endroit précis où nos impossibilités se rejoignent. chacun laissant l’autre au bord de sa fracture à se demander comment cette fois il sera possible de la contourner, de la réduire ou pour un temps s’y noyer. nous restons interdits, implacablement isolés face à la solitude de l’ami, l’amant, le parent approché. infiniment condamnés à rester sur la rive de sa propre complexité habitée par les ombres, les congères, les lumières du passé : ce terrain vague où une mécanique s’est au fil des ans dessinée, cette zone grise à laquelle sans cesse nous revenons parce que c’est tout ce qui jusqu’ici nous a été enseigné.

nous-nous rencontrons quand sur la table offrandes et limites sont déposées. simultanément, généreusement, fermement. quand il n’y a plus personne à sauver, à maudire, à implorer. à l’instant où quelque chose en soi, en l’autre, s’est conjointement incarné. par la précision des mots, la présence, la minutie des gestes et des regards plantés. justes. juste plantés dans cet irrésistible présent qui dit me voici. tel qu’en moi-même, me voici. tu peux parcourir mon corps, retourner ma peau de bête et d’enfant mal né. tu peux investiguer, investir l’arrière de mes pensées, les tiroirs de mon appartement, la face cachée de mes rêves. tu peux le faire mais cela t’épuiserait parce que tu n’y verrais rien. rien d’autre. aucune autre réalité. pas de plus grande sincérité ni de meilleure possibilité qu’à cet instant précis, ce moment donné où par la grâce d’une quelconque vérité nous-nous sommes vus, dévoilés.

ici un risque. ici un miracle. un don. une fragilité.
ici un fanion vaillamment planté sur la cime de notre humanité.

il arrive que ces rencontres premières aient lieu et libèrent un espace où le lien se noue, ou se défait ; quand tour à tour reconnus et reconnaissants, renonçant à la fuite, nous est enfin donnée la possibilité d’aimer.

coraline
novembre 2016


plus d’informations sur coraline : breche.org
Plus d’informations sur thomas jean henri
cabanemusic.bandcamp.com

My essentials for Stereographics by thomas jean henri
© thomas jean henri/ All rights reserved / Reproduction prohibited without permission of the author

thomas jean henri (jour 2)

My essentials for Stereographics © thomas jean henri

LES ESSENTIELS DE THOMAS JEAN HENRI

jean, rencontré un deux septembre 1972 à braine l’alleud, est un homme qui écrit.


si les pavés sont toujours les mêmes, un peu plus luisants que la veille à cause de la pluie battante de la nuit, mes pas ne sont plus tout à fait les mêmes.

me suis-je dit, il devrait toujours pleuvoir ces matins-là pour mieux camoufler la pudeur des larmes de joie.

hier, il n’était pas là.

maintenant, il habite mes pensées jusque dans mes pas.

d’apparence, plus assurés que la veille mais je sais qu’il faut se méfier des enjambées nerveuses qui accompagnent la béatitude des premières rencontres.

demain, déjà, je sais qu’elles se feront plus mesurées, plus fragilisées, plus attentives aux petits pas espiègles qui me suivront.

dans une inébranlable permanence: que les pavés des rues glissent sous les généreuses averses ou brillent sous un soleil accablant n’y changera rien.

je ne marche désormais plus seul.

jean
novembre 2016


Plus d’informations sur jean : www.vudelavallee.be
Plus d’informations sur thomas jean henri
cabanemusic.bandcamp.com

My essentials for Stereographics by thomas jean henri
© thomas jean henri / All rights reserved / Reproduction prohibited without permission of the author

thomas jean henri (jour 1)

My essentials for Stereographics © thomas jean henri

All rights reserved Reproduction prohibited without permission of the author.

LES ESSENTIELS DE THOMAS JEAN HENRI

une fois par jour, juste le temps d’une semaine (jour 1)

et si, nos essentiels se trouvaient là.
juste là,
à l’aube de la première rencontre,
de cette idée,
de cet instant fragile,
de ce moment intensément précis,
où l’on a ouvert les yeux sur l’autre.

quel mot,
silence,
hésitation,
maladresse,
blague pourrie,
yeux baissés ou regards affrontés,
ont créé l’émoi,
la naissance d’un sentiment amoureux

avons nous consciemment choisi entre l’intense passion
et l’amitié profonde ?

qu’est ce qui nous a si intimement troublés
dans cet instant tangible et flottant ?

qu’est ce qui nous a vraiment appartenu ?

et puis,
puis, avec le recul des jours passés,

qu’avons nous gardé en mémoire de nos premières rencontres?

quels souvenirs avons-nous retenus pour construire notre propre histoire ?

et puis enfin,
peut-être répondre à celle qui.

celle qui si souvent
me demanda de lui écrire quelques mots,
quelques mots choisis sur notre première rencontre.

ce que,
par la force des choses,
je ne fis jamais.


en ce mois de novembre deux-mille seize,
j’ai proposé à quatre personnes qui écrivent.
de m’envoyer quelques mots,
quelques mots choisis sur l’idée de la première rencontre

thomas jean henri
novembre 2016


Plus d’informations sur thomas jean henri
cabanemusic.bandcamp.com

My essentials for Stereographics by thomas jean henri
© thomas jean henri / All rights reserved / Reproduction prohibited without permission of the author

Marianne Dissard

My essentials for Stereographics © Marianne Dissard

LES ESSENTIELS DE MARIANNE DISSARD

Sorry but I do get noticed. I am energy. My hair matters, what I look like. I am queen.
What I put in my body and who you are to me. What do you think of me? Not everyone can get close. I am damaged easily. Not everyone can stand with me. Break my heart but I don’t have a room. I have many, adding to one.
Here now, gone already. Anger and too much of a few good things. But I am stubborn, oh dear, and ambition for the finer things and unlofty ideals. I am boss, I run your world if you let me, and mine stealthily, with so much joy, a kid. Let’s do it!

I can do anything. Are you ready too? Hear me out, I joined the circus! Together, we can be any grand young and old story! Let’s play! I love you, love me and we’ll be fine.


Marianne Dissard
Mai 2016

Plus d’informations sur Marianne Dissard
www.facebook.com/mariannedissard
www.mariannedissard.com

My essentials for Stereographics by Marianne Dissard
© Marianne Dissard/ All rights reserved / Reproduction prohibited without permission of the author

Candice Nguyen

My essentials for Stereographics © Candice Nguyen

LES ESSENTIELS DE CANDICE NGUYEN

           1- Tout ce qui figure hors cadre (finalement)
le bleu du ciel et solaires les éclats de rire des amis, des enfants
abondante la lumière sur le mur à la fin du jour et le sel sur la peau : la mer toujours recommencée cette
contemplation quotidienne du crépuscule qui saisit le ciel et la ville, jamais ne se répète mais toujours
module le fil des pensées et l’espace du soir qui vient (une à une les lumières des immeubles qui
s’allument, les conversations et les vies qu’on imagine reprendre, là, au chaud, sous nos yeux)
l’air dans les branchies et les brasses coulées,
nager nager débusquant les poches d’eau froide dans la mer chaude
un paquebot à l’horizon qui s’éloigne, d’autres au matin qui arrivent (l’importance de la vue de chez soi
comme un des signes rappelant cet essentiel : l’ouverture de soi sur le monde et le monde qu’on accepte
de laisser rentrer à l’intérieur de soi)
le dédale des villes portuaires et les scintillements le long de la côte
et les balades citadines ici et là, et là (cf. audio en bas de page)
le vent —
le vent qui détend la fatigue sous crâne et adoucit, réveille ou rend fous les coeurs (c’est selon) ;

           2- la musique en permanence qui se déploît et occupe tout l’espace, depuis les grands classiques aux projets qui se font aujourd’hui, à la maison, dans la rue, dans le train, tout le temps, partout, les concerts et festivals comme rendez-vous ;

           3- des livres et des mots en pagaille, l’impossibilité de n’en retenir qu’un, essentiel que cela soit en pagaille ;

           4- de quoi photographier le temps, les états de lumière et les gens — compact de préférence ;

           5- les accessoires constituant : noir sur les yeux et rouge sur les ongles, les perles et l’insolence autour du cou, les lunettes (les plus grandes du magasin de préférence), le perfecto — la ventoline ;

           6- les clés du 2 roues, traverser la ville d’un bout à l’autre en toute liberté ;

           7- le passeport… toujours prête au départ ;

           8- le café noir fumant au matin, le citron vert qui le précède ;

           9- un film : le Doulos de Melville (et l’addiction pour Belmondo jeune) ;

           10- des revues contemporaines permettant de poser des mots sur nos tentatives de déchiffrer ce monde et de nous donner quelques clés pour continuer ;

           11- des baskets en pagaille (ce pourrait être des boots aussi) ;

           12- le piano délaissé (donc absent de l’image), et pourtant vital ;

           13- le travail des artistes, publiés, exposés, soutenus ;

           14- l’ordi… et sa connexion web, porte ouverte sur tant, et creuset de mon écrilire ;

           15- essentiel, que la vie soit tout ce bordel qui déborde…


– Autopsie du bordel –
de haut en bas, gauche à droite.

(2) (13) Oiseaux-Tempête – Debut

(2) Godspeed You ! Black Emperor – f♯a♯∞
(2) (13) Valparaiso with Phoebe Killdeer – Winter Sessions
(2) A Silver Mount Zion – He has left us alone but shafts of light sometimes grace the corner of our rooms
(3) Carte postale du CiPM, « Pour écouter l’étoile de Copernic »
(2) Crosby Stills Nash & Young – Four way street
(2) Neil Young – Live at Massey Hall 1971
(13) Hélène Pé, « Snark », oeuvre originale
(1) Enfant – Pirate
(3) Carte postale représentant une répétition de « Coléoptères & Co » de Bernard Heidsieck par Paul-Armand Gette – 1964
(3) Hervé Guibert, Photographe, Texte de Jean-Baptiste Del Amo
(3) Hervé Guibert, L’image fantôme
(10) Revue Le Tigre
(10) Revue L’Impossible
(14) Ordinateur portable Pomme
(2) The Legendary Tigerman – Femina
(2) Nikolai Lugansky – Rachmaninov, piano concertos nos. 1&3, Birmingham symphony orchestra Sakari Orano
(3) Carte postale du CiPM, « marseille[e]s »
(3) Patrick Boucheron & Mathieu Riboulet, Prendre dates, Paris, 6 janvier-14 janvier 2015
(3) Patti Smith, Just Kids
(3) André Velter, L’Arbre Seul
(3) Louis-Combet, Blesse, ronce noire
(3) Hervé Guibert, Fou de Vincent
(3) Eugène Savitzkaya, Marin mon coeur
(3) Jean-Philippe Toussaint, Fuir
(3) Marguerite Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs
(3) Herman Hesse, Description d’un paysage
(3) Jean-Christophe Bailly, Le Versant animal
(3) Jean-Christophe Bailly, Panoramiques
(3) Jean-Michel Maulpoix, Chutes de pluie fine
(3) Jean-Michel Maulpoix, Un dimanche après-midi dans la tête
(3) Nicolas Bouvier, Journal d’Aran
(3) Jacques Dournes, Forêt, Femme, Folie
(3) Vassili Golovanov, Eloge des voyages insensés
(3) Pierre Bergounioux, Carnet de notes
(3) Rifaat Sallam, Pierre flotte sur l’eau
(3) Hervé Guibert, Le Mausolée des amants, Journal 1976-1991
(3) Philippe Jaccottet, Paysages avec figures absentes
(3) Dimitri Bortnikov, Repas des morts
(11) Paire de baskets new-yorkaises avec son petit #pointlune
(5) Collier de perles du Vietnam, « Insolence » (parfum), « Hypnôse Star eyes – Saphir noir » (ombre à paupières « étincelante & sophistiquée » , sic !) « Captain 750 » (vernis à ongle rouge)
(8) Tasse à café, citron vert
(3) Philippe Jaccottet, Oeuvres Pléiade
(4) Appareil photo numérique
(7) Passeport
(5) Ventoline
(4) Appareil photo argentique
(5) Perfecto
(5) Lunettes de vue et solaires
(9) Le Doulos de Jean-Pierre Melville
(6) Clés du scooter
(2) Lecteur mp3
(2) The Legendary Tigerman – Naked Blues

(Support : fauteuil vintage de ma regrettée voisine de palier R. Félicité T., 1921-2016)



Candice Nguyen
Février 2016

Plus d’informations sur Candice Nguyen :
www.candice-nguyen.com
www.plateformag.com
www.nuitetjour.xyz

My essentials for Stereographics by Candice Nguyen
© Candice Nguyen / All rights reserved / Reproduction prohibited without permission of the author

A la une

“Avant de rencontrer Lisa, j’ai rencontré les mots de Lisa. J’ai commencé à la lire en 2010, elle tenait un blog. J’affectionnais son écriture …

Newsletter Stereographics

Pour ne rien manquer d’Essentiels
et tout suivre de Stereographics.